France, elle l’a!

Quand tu l’as, tu l’as!

Ella, elle l’a!

Ce je ne sais quoi.

Ce classique de France Gall est une de mes chansons cultes depuis l’âge de 4 ans. Je la chante une ou deux fois par jour dans ma douche, dans ma voiture, dans mon bureau.

Il y a quelques années, je chantais souvent avec une des personnes qui me faisait le plus rire. Une personne que je voyais comme une grande sœur dans ma vie. On se promenait au cimetière qui se trouvait en face de notre université. C’était notre chanson à nous deux.

Un petit moment de nostalgie…

Vous pouvez deviner que ce “Chronicle” est un hommage à France Gall.

Elle a, ce tout petit supplément d’âme…

Cet indéfinissable charme.

Étant un enfant digne des années 80, j’ai connu France Gall en entendant ce tube à la radio francophone à Montréal et en visionnant son vidéoclip sur Musique Plus. Je dansais, je chantais et je croyais à cette hymne même en tant qu’une petite gamine plein d’espoir et d’énergie.

La magie Gall et Berger (Michel Berger) était palpable et spéciale. La magie de la musique et de cet héritage si précieux est qu’elle sera éternellement toujours présente.

L’album Babacar est un incontournable pour moi et grâce à cet album, j’ai pu découvrir ses anciens albums qui sont des classiques comme Paris, France. Comment ne pas souligner son rôle dans Starmania de Luc Plamondon. 1979 fut une année de renaissance pour France et comme on dit en anglais“the rest is history”.

France est une artiste que je trouve qui dégage une énergie fracassante avec délicatesse. Ça peut sembler déconcertant mais je trouve ça captivant. Mais c’est son énergie pour ses causes humanitaires qui font que je l’admire tant.

En ce jeudi 14 décembre 2017, je dédie ce “Chronicle” à cette femme qui l’aura toujours cette étincelle.

France, tu l’as et tu l’auras pour toujours cette petite flamme.

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Justin Kingley nous fait découvrir le don avec un grand D.

Cet homme m’inspire tellement. C’est fou!

Dans un des plus sympa café de notre chère métropole qui est le San Gennaro qui est mon  nouveau spot préféré à Montréal, je me suis entretenue avec un être si humain, si gentil et si vrai. La liste pourrait continuer mais je vais m’arrêter à ces quelques qualités que j’ai découverte autour d’un thé et des merveilleux biscuits que Justin m’a offert lors de notre rencontre.

Thé, Snoopy et Le Livre du Don

Justin Kingley est un roi du monde des communications. À mes yeux, il est le roi!

Justin Kingsley Le Livre du Don

Il a écrit plusieurs livres dont ce livre qui est littéralement à mon avis, une bible. Oui, une bible à mes yeux. Le Livre du Don est rempli de rires, de larmes, de moments sans tabou et d’humanisme.

Allons découvrir à travers cette entrevue, cet être créatif, émouvant et authentique (mon mot préféré).

SD : En 2013, vous avez coécrit l’autobiographie de George St-Pierre. 4 ans plus tard, vous avez écrit le livre du don qui est à mon avis un vrai chef d’œuvre (je suis rendue à la moitié et il y a des moments que j’ai dû faire une pause pour soit pleurer ou pour rire un bon goût avant de continuer).

En 4 années, est-ce que l’expérience que vous avez vécue en écrivant le livre avec George St-Pierre vous a inspiré à rédiger un livre sur le don?

JK : J’ai écrit un autre livre entre-temps qui s’appelle Weology. How Everybody Wins When We Comes Before Me. J’ai écrit le premier livre sur George en 2013 et en 2015, c’était Weology et là maintenant c’est Le livre du Don. Tous les livres sont connectés. Il n’y a pas un qui a inspiré l’autre, mais c’est plutôt des œuvres, des travaux et des ouvrages qui sont connectés l’un à l’autre. Parce qu’avec George, le sommaire de l’histoire est l’histoire de la vie d’un champion. C’est un gars qui est parti de rien pour devenir le plus grand athlète de son époque.

C’est pour inspirer les gens et surtout les jeunes sur le chemin qui peut s’ouvrir à eux s’ils font les bons choix et les bons efforts. Ensuite avec Weology. How Everybody Wins When We Comes Before Me, c’est un livre de business, mais avant tout, c’est un livre sur le leadership en affaires. Le but de ce livre est de montrer aux leaders comment devenir de meilleurs leaders qui ne réfléchissent pas juste au profit financier, mais au profit de leurs collègues.

 Weology

Dans tout cela, qu’est-ce que ces livres ont en commun, c’est du ‘’storytelling’’. Toujours très émotif. J’ai écrit ces deux livres avec deux autres personnes. L’un avec George Saint-Pierre et l’autre avec un président d’une institution financière.

Mais là, Le Livre du Don est connecté aux deux, mais d’une façon indirecte. Ce livre veut faire réfléchir les gens du rôle du don dans leur propre vie. Écrire ce livre-là pour moi a été une trajectoire émotive mouvementée. Ç’a été difficile de faire ce travail pour moi, car il y avait beaucoup d’émotions dans le livre. Il y a de la vie, la mort , la tristesse et il y a beaucoup de sourire. Mon objectif est de faire vivre autant d’émotions possibles autour du don et que c’est possible en faisant vivre autant d’émotions que j’espère que mon lecteur va réfléchir ou il y a quelque chose qui va se passer au sein de cette personne qui va le faire réfléchir à la définition du don dans le cas de sa vie.

Pour moi, ça m’est arrivé. Je pensais le don était de donner de l’argent et de faire de la charité. Il y a un lien, mais il est minime. Tu fais ça pour te sentir bien et t’alléger la culpabilité ce qui n’est pas une mauvaise chose, car quelqu’un en bénéficie. Mais ce n’est pas ça donner. Ce n’est pas de donner plus d’argent. La place du don dans ma vie n’est pas juste de donner de l’argent et je vais continuer à faire ça. Mais c’est de donner plus de mon temps. Déjà que j’en donne. Donner plus de joie, plus de patience.

Moi, en lisant les histoires et en les racontant, de ces personnages que j’ai interviewés pour ce livre, leurs histoires m’ont changé. Ç’a amélioré ma vie et c’est pour ça que nous sommes assis ici (à en parler). Les trois œuvres sont connectées surtout il y a une connexion entre le livre de Weology et celui du Don car ils viennent de la même idée.

En 2004, je travaillais comme attaché de presse pour l’ancien premier ministre du Canada, l’honorable Paul Martin. Avant de commencer ma journée de travail, je lisais mes coupures de journaux tous les matins comme je l’ai mentionné dans mon livre.  Durant une matinée, j’ai lu un article sur Warren Buffet qui a fait un don de plusieurs milliards de dollars. C’est là que j’ai commencé à réfléchir sur qu’est-ce que c’est de donner. C’est un don incroyable que cet individu a fait, mais ça ne touche pas ma vie comme individu. Comment sait-on que ce don sera durable pour la planète? On ne le sait pas.

Alors, c’est à ce moment que j’ai commencé à réaliser que la chose la plus importante n’est pas de donner plus d’argent, mais plutôt de transformer les êtres humains ou d’aider le plus de personnes. D’aider de s’entourer d’autant de gens qui veulent donner. J’avais écrit ce livre sur cet ordre d’idée mais il manquait de quoi.

Et voilà, d’où est venu le Livre du Don.

SD : Nous sommes présentement dans un monde un peu narcissique ou de plus en plus de personnes sont centrées sur elles-mêmes, mais il y a beaucoup d’altruisme également. Est-ce que vous pouvez décrire en particulier comment vous percevez ces deux contrastes?

Tu viens de dire un mot important dans ce que tu viens de me dire et c’est le mot Contraste. S’il y a trop d’un, surtout le négatif, nous sommes dans le pétrin.

Comme tu as dit, moi je suis là pour créer le contraste. Je lui là pour m’assurer que ces histoires-là sont (vues et entendues) pour créer ce contraste. Je veux que les gens voient une lumière au bout de ce tunnel. Ce qui est important, c’est qu’on espère que ces gens vont voir leur rôle en dedans de ça. Je cite souvent ce dicton qui est :

‘’ Dis-moi et j’oublierai. Montre-moi et je me souviendrai. Implique-moi et je comprendrai.’’

Si tu impliques les gens et qu’ils comprennent ce qui se passe tout en essayant de raconter des histoires émotives, on donne un rôle au lecteur et on l’implique. Et là, ils comprennent. C’est ça qu’on espère et ça crée du contraste. En espérant qu’ils deviendront éblouis pour qu’il y ait moins de noirceur et plus de clarté dans leur vie.

Justin Kingsley

SD : Ça me touche vraiment quand tu as dit que tu veux donner un rôle au lecteur. On sent comme si on faisait partie d’une mission. Pour toi, est-ce que tu sens que tu es présentement dans une mission? Si oui, laquelle?

Je suis dans une mission que, tous les jours, j’ai des tâches à accomplir pour réussir ma mission et mes missions. Car ma grande mission est une collection de petites missions. Alors, j’essaie de me dédier le plus souvent possible à mes petites tâches qui sont connectées à réaliser la plus grande mission peut-être.

SD : Je trouve que George St-Pierre et vous partagiez cette attitude philosophique. Comment votre collaboration a-t-elle débuté?

JK : Même avant que je le connaisse, j’ai vu qu’il y avait un côté philosophique à George St-Pierre. Je ne l’avais pas encore rencontré que je sentais que je le connaissais déjà. J’avais écouté ses conférences de presse et j’avais regardé ses vidéos. Et je l’ai regardé se battre. J’ai vu les gestes qu’il pose en entrant dans l’octogone. Tu vois que c’est quelqu’un qui a des valeurs et pour qui ces valeurs sont très importantes dans sa vie. Alors quelqu’un qui a ces valeurs, tu sais que c’est quelqu’un qui est intéressé par la philosophie de la vie. Je sentais qu’on allait bien s’entendre.

Et j’ai su que nous étions durant notre enfance des ‘’rejets’’. On a ça en commun. À force de le connaître, j’ai découvert le génie de cet homme-là. George traite la planète comme une quincaillerie du savoir. Il se promène dans cette quincaillerie. Il l’analyse et se pose la question si l’incorporation de cet outil (qu’il a vu dans cette quincaillerie qui est une parabole avec sa vision de la planète) lui est utile dans sa vie. Si nous mettons cette parabole dans la réalité d’aujourd’hui, dans son panier, il gardera les outils qui vont l’aider à atteindre son objectif qui est de devenir un des plus grands maîtres des arts martiaux. C’est une philosophie de la vie que je trouve unique et incroyable à adopter.

SD : Moi aussi, j’étais un enfant rejeté. Je réalise qu’on était tous un peu ancré vers une attitude optimisme malgré le fait d’être mis à part des autres enfants quand on était jeune et peut-être sombré dans des idées plus pessimismes. Pour George, j’ai l’impression qu’il a toujours été une personne optimiste depuis qu’il était jeune. Est-ce qu’il avait déjà cette mentalité philosophique dès son jeune âge?

JK : Il ne savait pas trop, mais il a commencé à s’orienter vers ses instincts dès qu’il était petit. Et ses instincts l’ont bien guidé. C’est pour ça qu’il est un des plus grands athlètes de tous les temps. Lui, il va dire qu’il n’est pas le grand pratiquant des arts martiaux, mais je lui dis peut-être, mais tu es un des plus grands athlètes.

C’est quelque chose de revenir après 4 ans contre un gars beaucoup plus gros et le vaincre d’une manière si convaincante, c’est du jamais vu. C’est un surhumain. J’aimerais ça devenir aussi bon dans ce que je fais comme lui il a fait dans sa propre vie. C’est un objectif pour moi. On s’entend bien parce que l’un comprend l’autre.

Nous avons toute sorte d’affinité humaine entre George et moi. Il est une inspiration pour tout le monde cet homme-là.

George St-Piere

S’il n’est pas une inspiration pour quelqu’un, je crois que la personne a un problème. Je suis triste pour cette personne-là qui ne pourrait pas trouver d’inspiration dans un gars comme lui.

SD : Je trouve que votre amitié est un modèle sur le don du partage dans une amitié.

JK : Tu réalises en donnant de ton savoir, tu ne perds pas, mais tu gagnes quelque chose.

En aidant aux autres à grandir et à croître, c’est un cadeau pour tout le monde. Tout le monde gagne. C’est ça Weology, c’est de donner et que tout le monde en bénéficie. Il y a différentes proportions dans la façon de donner. Mais si tout le monde gagne, personne ne perd. Ça c’est mon côté un peu plus mathématicien qui m’intéresse. Je rentre juste des plus et pas des moins.

Ça, c’est bon!

 SD : Montréal, c’est notre ville. Vous êtes un Montréalais dans l’âme. Ma question peut sembler un peu étrange, qu’est-ce que Montréal t’a apporté ou t’a donné?

L’individualisme, la liberté créative autant que physique et morale. Tu peux être qui tu veux à Montréal. Tu peux presque dire ce que tu veux dire. Je crois beaucoup en les citations d’Aristode et une de ses citations: tu es libre de faire ce que tu veux depuis que tu n’enfreignes pas la liberté des autres.

Montréal est une ville où tu peux faire ça. J’avais besoin d’une ville comme ça qui me permettrait d’explorer mon côté créatif. Pour moi, c’est une des plus grandes villes créatives au monde où nous avons la liberté morale, la liberté d’expression de réfléchir comme on veut et d’être qui on veut. Je suis un gars d’Ottawa.

Mais je suis un Ottavien dans mon âme et un Montréalais dans mon cœur.

J’adore Montréal et je ne veux pas quitter cette ville.

SD : Même quand il y a du trafic?

JK : Oh, ne parle pas du trafic et de la planification urbaine parce que là tu vas voir un autre côté de moi moins positif. Restons sur cette veine de positivisme s’il-te-plaît hahaha.

SD : Une dernière question que j’aime poser à mon interlocuteur. Quel héritage aimeriez-vous laisser à la prochaine génération d’auteur, de communicateur ou un petit enfant qui rêve être comme toi?

 JK : Les anglophones disent le ‘’Self believe’’. La confiance en soi. C’est dur être une vraie personne créative, être une personne d’idée, c’est difficile. Nous vivons dans un monde où on essaie de couper la tête à ceux qui essaient de se dépasser. Alors, la chose la plus importante est d’être capable d’ignorer toutes ces personnes, de les oublier, de juste croire en soi-même et de faire le travail. La leçon la plus importante est de faire le travail. Si tu travailles plus fort que tes critiques, tu vas gagner. Le vrai héritage est une fois que tu sais ce que tu veux faire, il faut que tu travailles vers ça.

L’héritage que je veux laisser est d’aimer vos cicatrices.

Sur le mur du gym de George St-Pierre, il y a une citation qui est affichée et là voici :

” Nos cicatrices nous disent d’où nous venons. Elles n’ont pas besoin de nous dicter où nous allons.”

Moi, je dis d’aimer vos cicatrices. Moi, ça nourrit mon feu. Quand les gens ne croient pas en moi, ça me nourrit mon feu. Alors, Do the Fucking Work.

SD : Pray the Lord

JK : Moi aussi, je devrais faire ça.

Justin Kingsley Humility is dead

Merci Justin de me faire découvrir le rôle du don dans toutes ses formes.

Je vous invite à regarder ce vidéo inspirant. Un petit indice. Ça parle de l’humilité.

Justin Kinglsey: Humility is dead video

Justin Kingsley Twitter

Le Café San Gennaro

John is still with us.

The first week of December is not the happiest week of this so called magical month.

37 years ago, John Lennon left us. He was on the verge of releasing a brand new album.

He was the ultimate New Yorker, watching the wheels of life pass by with both his sons growing up, his wife by his side, and a new decade to discover.

The wheels stopped rolling on that fatal day. The world stopped rolling too. I wasn’t born yet (3 years later), but my brother was 4 years old and he remembers this day clearly. He remembers my mom crying on the phone, telling someone that John had died. My father was in shock and disbelief.

Since I was probably 4 or 5 years old, I have been a big Beatles fan. This was because of my brother and by accident actually.

Saturday morning, on a sports radio station, there was an oldies music show (ironic). And, while we were playing or he was studying in another room, I was in his bedroom playing with my dolls. I remember the first time I heard The Beatles song “Do You Want to Know a Secret” and my reaction was almost ethereal. I was so taken by the melody and the fact that I was having this reaction. This exact moment was the start of my love story with The Fab Four.

A couple of years later, when I was 7 years old, I watched a movie on TV about John and Yoko. On that Sunday movie night at home, I cried realizing John was no longer with us and someone was really mean and killed him.

My brother, again who is until this day my ultimate teacher, explained to me what happened and why. From that moment, I did the math with the Polytechnique tragedy, and I was so mad.

Again, violence was destroying this world.

But today, I want to focus on John and what he brought in our lives.

He taught us to fight the good fight, even if it is not the most popular one.

He taught us not take ourselves too seriously sometimes.

He taught us that we are not perfect and we all make mistakes. It’s never too late to reconnect with our loved ones.

John wasn’t perfect at all. But, he was a real, beautiful soul. Life wasn’t always easy, especially when he was little.

The Beatles have shown us that we may not have chosen our family, but our friends can become the family we choose.

37 years later, we still imagine a world without anger, without hunger, and without pain.

The scars of his death are still visible. It still hurts. He didn’t choose to leave his body like this. No ones would actually. He didn’t get the chance to see his sons becoming wonderful men, or to grow old with his soulmate.

My favourite John Lennon tribute is by his brother, George.

Let’s enjoy this beautiful tribute.

All those years ago by George Harrison

When George sang you are the reason we exist, gosh my heart is melting and tears are caressing my cheeks.

Let’s remember happy thoughts of John today.

Let’s remember the love story of when a man fell in love with a woman who became his ultimate muse.

Let’s remember his sons, and hope they had good memories, even when sometimes father-son relationships can be tricky.

Let’s remember he got the chance to have 3 more brothers in his life.

And let’s remember he was a working class hero, like the rest of us.

Here my favorite quote of John:

The Chronicle photo

On se souviendra toujours du 6 décembre 1989

Le 6 décembre 1988 était une journée typique pour moi quand j’étais enfant, venant de ma journée à la garderie.

La vie semblait plutôt bonne, amusante et paisible. Mais ce jour était celui de la peur, de l’anxiété et de la profonde tristesse. Ces émotions négatives ont fait une entrée dans ma vie et je pense, beaucoup de Canadiens, de Québécois et surtout de Montréalais.

J’étais à l’âge préscolaire à ce moment-là, mais je me souviens exactement, venant après ce soi-disant «jour typique» pour ma famille et des milliers de familles. Le visage de ma mère a changé quand elle a vu ce qui se passait en regardant les nouvelles. Mon frère était aussi silencieux que ma mère.

 

Pour moi, ce silence était inhabituel. Le silence fut bientôt suivi par mon téléphone qui sonnait à la maison.

Le chemin

Les vagues de chocs ont commencé.

 

Je ne comprenais toujours pas pourquoi je voyais la lumière rouge clignotante des ambulances à la télé ou pourquoi je n’arrêtais pas d’entendre le mot «Polytechnique». J’ai demandé à mon frère ce qui se passait et il m’a calmement expliqué que nous ne le savions pas encore, mais il y avait eu une fusillade.

Une fusillade?

C’était ma réaction.

J’avais si peur. Nous avions tous tellement peur. Les minutes ont passé et petit à petit, nous avons appris les noms des victimes. J’ai réalisé très tôt, ce sont les noms des femmes. J’ai entendu “Maryse”, “Barbara” …

Je pensais “OMG, je ne comprends pas ce qui se passe”. Notre monde a changé. Je suis allé me ​​coucher, ramper avec ma mère pour dormir. Je ne voulais pas perdre ma maman! Elle était (et est toujours) la femme la plus importante de ma vie. Je pensais que peut-être une jeune fille, comme moi, n’était pas capable de ramper dans les bras de sa mère cette nuit-là.

Avec le 7 décembre 1989, nous avons réalisé que ce n’était pas un mauvais rêve. C’était une réalité qui ne pourrait jamais être effacée de nos esprits et de nos âmes.

À ce moment-là, nous en savions plus sur ce qui s’était passé. Je me souviens que mon frère me disait que la vie ne serait pas facile pour moi en tant que fille ou, plus tard, en tant que femme, mais je devais continuer à me battre pour mon rôle dans la société et être invincible.

Mais pendant qu’il me disait ces mots de sagesse, comme il le faisait toujours, ses yeux avaient peur. Je n’ai jamais vu mon grand frère, mon héros, aussi effrayé. Il était si triste. Il ne pouvait pas comprendre ce qui s’était passé. C’était un garçon intelligent de 11 ans qui a été élevé pour être respectueux envers les femmes et pour les admirer pour leurs accomplissements. Il m’a toujours fait sentir que je pouvais être ce que je voulais, même si cela exigeait de marcher dans le monde d’un homme.

Mais le 7 décembre 1989, il semblait perdu et effrayé.

 

J’ai grandi étant être une fille qui à un côté princesse à petite dose (Barbie, My Little Pony, chantant des chansons de Nathalie Simard et regardant sa série religieusement) avec une grosse dose de garçon manqué (matchs de catch avec mon frère, de façon ‘’hardcore’’, jouant au football et au hockey, peur de se salir avec ma belle robe).

 

Quand j’ai appris ce qui était arrivé à ces quatorze femmes, dont douze étudiaient l’ingénierie, à mes yeux, elles représentaient ce que je rêvais devenir ou te conquérir. Elles ont brisé les barrières en entrant dans un monde dominé par les hommes.  À l’époque, les paroles de sagesse de mon frère la veille semblaient irréalistes.

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Le 6 décembre 1990, je me suis fait une promesse.

Ma promesse était de ne jamais oublier ce qui s’était passé en 1989 et de croire vraiment qu’une société pacifique serait quelque chose qui serait réalisable un jour.

La violence n’est pas la réponse.

Ces femmes, comme beaucoup d’autres avant et après cette tragédie, ont perdu la vie de la façon la plus horrible simplement parce qu’elles étaient des femmes. Ceci est un appel de réveil.

Trop c’est trop.

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December 6th 1989 is always on our mind

December 6th, 1988 was a typical day for me as a child, coming from my day at the daycare. Life seemed pretty good, fun, and peaceful.

But, this day was one of fear, anxiety, and deep sadness.

These negative emotions made an entrance in my life and I think, many Canadians, Quebecers and, especially Montrealers.

I was in preschool at that time, but I do remember exactly, coming home after this so-called “typical day” for my family and thousand of families. The face of my mom changed when she saw what was happening while watching the news. My brother was as quiet as my mom. For me, this silence was unusual.

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The silence was soon followed by my phone ringing at home. The waves of shocks started.

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I still didn’t understand why I was seeing the flashing red light of ambulances on tv or why I kept hearing the word “Polytechnique”. I asked my brother what washappening and he calmly explained to me that we didn’t know yet, but there had been a shooting.

A shooting?

That was my reaction. I was so scared. We were all so scared. The minutes passed and little by little, we learned the names of the victims. I realized early on, these were womens’ names. I heard “Maryse”, “Barbara”…. I was thinking “OMG, I don’t understand what is going on”.

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Our world changed. I went to bed, crawling in with my mother to sleep. I didn’t want to lose my Mommy! She was (and still is) the most important woman in my life. I was thinking maybe a young girl,like me, wasn’t able to crawl into her mother’s arms that night.

With December 7th, 1989 came the realization that this wasn’t a bad dream. It was a reality that could never be wiped from our minds and souls. By then, we knew more about what happened. I seem to remember my brother telling me that life wouldn’t be easy for me as a girl or, later on, as a woman, but I had to keep fighting for my role in society and be invincible.

But while he told me those words of wisdom, like he always did, his eyes were scared. I never saw my big brother, my hero, that scared. He was so sad. He couldn’t understand what had happened. He was a smart 11-year old that was brought up to be respectful to women and to admire them for their accomplishments. He always made me feel I could be whatever I wanted, even if it required stepping inside a man’s world. But on December 7th, 1989 he seemed lost and scared.

I was a mix of a girly girl (Barbie, My Little Pony, singing Nathalie Simard songs and watching her tv show religiously) with a big dose of tomboy (wrestling matches with my brother, the hardcore way, playing soccer and hockey, and not being afraid of getting dirty with my beautiful dress on). Impossible means nothing was my moto.

When I learned what had happened to those fourteen women, twelve of which were studying engineering, breaking barriers by entering a male-dominated world. At the time, the words of wisdom from my brother the night before seemed unrealistic.

On December 6th, 1990, I made a promise to myself. My promise was to never forget what happened in 1989 and to truly believe a peaceful society was something that would be achievable one day. Violence is not the answer.

Those women, like many others before and after that tragedy, lost their lives in the most horrific way just because they were women.

The Chronicle picture

This is a wake up call. Enough is enough.

 

The Chain-Snatching Phenomenon

Tonight, we will talk about an act that may cause depression or a violent reaction from some human being. The phenomenon of the chain-snatching will be tonight subject. Brought you our friendly collaborator The Educated Fool and myself, yours truly.

We will start with that question. As a kid, did you ever get your lunch morning stolen by this unpleasant little kid at school?

During the Broncos and the Raiders game, we did witness something similar like the example I just wrote. Two words. Chain-Snatching.

You may wonder what the heck is this chain-snatching thing? What is the deal?

Here a little resume of this phenomenon that has been here in our society for quite a while.

bling bling

Back in the days, in the Afro-American culture (that I was born into), all the young men were really proud to show their chain. Even the Educated Fool aka my big brother was one of them. Sometimes, it was your mother’s chain you stole or borrow and never returned it. In the Hip-Hop culture, you must show some bling. And the majority of the time, the ‘’Bling’’ was shown on your chain .

So when someone is chain-snatching your precious piece of jewelry, it is a big sign of disrespect. The chain in our community back in the days  is a sign of a so-called accomplishment of your wealth even if you are damn broke.

When the really unique football player, Aqib Talib did this act for a second time to Crabtree, hell break loose. The NFL suspended both players. And in the media, this phenomenon is like a thesis dissertation.

Crabtree and AqibCrabtree

Clearly, it’s fascinating.

It wasn’t the first time we saw something like this. No, no and no.

We did witness this hmm let me put it in a nice politically correct manners way a Boondocks moment (an animated TV show that talk the everyday life in a very realistic way an Afro-American family).

The Educated Fool and myself spent many hours putting together the Top 5 Chain-Snatching moment. It’s been made in the most serious matters. Let’s not waste too much of our time and let’s cut to the chase.

Here the Top 5 of the most shocking chain snatching of all time:

Number 5

Michael Crabtee and Aqib Talib . The story started last year when Talib first did it and he wanted to do an encore presentation that he did it again last week.

Crabtree and Aqib fight

Number 4

On the movie ‘’Friday’ Debo is jacking Red in this scene. Oh lord, I love that movie.

Classic scene from Friday movie

Number 3

On the TV show The Boondocks, Riley Freeman is getting his chain  back after being robbed.

Riley’s Chain rap tribute video

Hilarious. Riley is one of the funniest character on television history.

Riley Freeman

Back to our countdown. I must say the two last ones of the list will be surprising and unexpected.

In our opinion, it was so hard to choose which one will be placed into number Uno. There were both the most traumatizing chain-snatching moments of all time.

On both occasions, the main character was a victim of this act. The must shocking thing is that it was all bunch of Caucasians middle-age dudes. Oh yes, you read it.

Number 2

The wrestler Undertaker snatched Hulk Hogan chain during Paul Bearer segment in the year 1991.

Epic promo! P.S. The king of Bling Ric Flair was there.

Ric Flair Bling

Like, it’s so ironic. The ultimate Rolex Rollin man was there.

Hogan, Taker and Flair segment in 1991 video

And the number 1 goes to Hulk Hogan (again just like Crabtee) and Andre the Giant  at the Piper Pit (I miss the Piper Pit).

Hulk Hogan Andre the Giant

During that segment, you can see how cool Andre the Giant is with Bobby ‘’The Brain’’ Heenan. Jesse Ventura cannot stay still. This was the ultimate chain snatching moment.

Piper Pit with Hogan, Andre the Giant, Jesse Ventura, Roddy Piper and The Brain video

With that educational post, you just realize that the chain snarking phenomenon is a multicultural phenomenon (and not just an Afro-American one).

So that why those men put so much proud into their chains and just don’t rob a chain. Even if it’s a fake one. Do not do it! I repeat, do not do it. Look because of it, two NFL players are in suspension this week and it’s just damn stupid. Oh well…

I hope you have enjoyed this little dissertation.

Dissertation

We are ready for Emily Haines and The Soft Skeletons!

We’ve waited a long time for this show.

The wait is over!

Emily Haines

Emily Haines will entertain us December 4th, 2017 at The Sainte-Thérèse Avila Church in Sainte-Therese.

I am like a little kid right now. I’m all excited and I can’t wait to hear songs like Fatal Gift, Legend of the Wild Horses, Statuettes, and many more.

Emily Haines and The Soft SkeletonEmily H.

I wrote a nice chronicle about Emily’s new solo album, Choir of the Mind.

Statuette with Emily Haines

This is how you start the holiday season, with an ethereal and kick-ass concert, in a beautiful venue. What a beautiful gift from Miss Haines!

You can be sure I will be there like the huge fan that I am. Afterwards, yours truly, the Chronicle girl will post some beautiful pictures, and maybe, some surprises on The Chronicle.

It will be an honor to share with you this visceral experience, but I think it will be even more special if “you are in Montreal” you can all join us and be taken away by Emily and her Soft Skeleton, just for one night.

 

I can’t wait to discover this world next Monday!

Emily

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