Lutte, lutte et lutte avec Patric Laprade

Ce fut tout un honneur pour moi qui est une fan de lutte d’écouter cet homme qui est considéré comme étant être la référence par excellence de la lutte au Québec. Pour cette première entrevue ‘Chronicle Style’, je vous présente Patric Laprade.

It’s show time!

Patric Laprade

À quel moment es-tu tombé en amour avec le monde de la lutte?

Le dimanche matin au canal 7, je regardais l’émission de lutte. Mon père était un admirateur de la lutte. Il m’a amené voir mon premier spectacle de lutte au Centre Paul Sauvé à l’âge de 6 ans en 1983. Je ne me rappelle plus exactement des matchs, mais comme tout enfant, j’étais excité de voir en personne un gala de lutte.

En 1983, c’était l’année que je suis née et également, mon père amenait voir mon frère voir des galas de lutte au Centre Paul Sauvé à cette époque là.

C’était une belle période pour la lutte au Québec. Tranquillement, mais sûrement, la WWE commençait à gagner du terrain. Arrivée en 1987, WrestleMania 3 changea la lutte à tout jamais et on voit plusieurs lutteurs québécois durant ce grand gala.

Est-ce que ça t’arrivait de regarder sur cassette comme la majorité de jeunes fans de ce WrestleMania plusieurs fois?

Wrestlemania 3, j’ai dû louer ça plusieurs fois. J’ai acquis une copie en cassette du WM3 en français et en anglais.

J’ai loué tellement de fois cette cassette que c’est inimaginable le nombre de fois que je l’aie regardé.

WrestleMania III

Le Québec était très bien représenté lors de ce WrestleMania. Il y avait le lutteur nain le plus connu de son époque Little Beaver.

Little Beaver

Rick Martel y était également ainsi que Dino Bravo qui était dans le coin de Valentine et de Beefcake.

Rick Martel

Tous les Québécois étaient rendus à la WWE. Mais c’était également un moment aigre-doux comme sentiment, car en même temps qui a eu l’ascension de la WWF, au Québec, Lutte International qui roulait sur ses derniers milles. C’était un moment ‘’bittersweet’’ en effet.

Quel était à ton avis le meilleur match de ce Wrestlemania?

En matière de lutte, de la chimie et du spectacle, Macho Man contre Ricky Steamboat. Ce match était parfait.

Steamboat vs Savage

Par contre, en matière du ‘’build up’’, du match le plus impressionnant serait celui de Hulk Hogan contre André le Géant.

Hulk Hogan and Andre the Giant

On va du moment qu’ils étaient au Piper Pit et qu’André le Géant a déchiré la camisole de Hulk Hogan a lui enlevé sa chaîne (l’original chain snagging OK de retour à l’histoire).

bling bling

C’était de l’or ce ‘’build up’’. Et enfin, ces deux géants de la lutte se rencontrent enfin dans le ring et c’était vraiment un grand moment dans le monde de la lutte.

Est-ce qu’à ce moment, tu as été attiré par le côté que ces lutteurs racontent une histoire dans le ring ‘’storytelling’’?

Je ne sais pas préciser ce qui m’a attiré en premier lieu, mais possiblement le côté super héros. L’aspect du bien contre le mal ‘’Good vs Evil’’ m’a intrigué. Pour moi, les lutteurs étaient mes superhéros comme Batman et Superman.

Batman and Superman

Le fait de rendre le méchant le plus méchant possible et que le gentil qui se fait persécuter par le méchant, mais qui va pourrait le vaincre malgré tout et devenir le héros me captivait.

Est-ce que durant les années fin 80 et début 90, tu suivais les autres fédérations de lutte comme la NWA et la AWA qu’éventuellement vont devenir la WCW?

Durant les années 90 au Québec, on visionnait plus la WWF à la télévision. À l’époque, mon père s’est abonné à la chaîne TSN qui diffusait les matchs de la AWA.

Scott Hall y était et il ne ressemblait pas du tout au personnage Razor Ramon qui a plus tard incarné à la WWF. Curt Henning y était aussi dans cette fédération.

Je suis suivais beaucoup de lutteurs à travers de plusieurs magazines comme le Pro Wrestling Illustrated. Je me rappelle qu’à chaque fois qu’il y avait un stand à journaux soit dans un centre d’achats ou à l’épicerie, j’allais soit lire la revue ou je l’achetais. Il n’y avait pas d’Internet à l’époque et c’était un moyen d’avoir de l’information. J’ai appris à connaître plusieurs lutteurs en lisant ces revues.

 Je savais qui était Dusty Rhodes, Ric Flair. C’était beaucoup à cause des magazines que j’ai découvert les autres fédérations.

Quand Lutte International a fermé ses portes en 1987 et que depuis 1984 les émissions de lutte de la WWF fussent présentées en français au Québec par le grand Édouard Carpentier. Depuis 1984, on sentait une transition à la télévision et éventuellement, la WWF (WWE) a remplacé Lutte International dans nos télévisions québécoises. Montréal a toujours été une ville de lutte et spécialement de la WWF. TVA diffusait dans les années 80 la rediffusion de Saturday Night Event qui jouait tard le soir. Je regardais cette émission et mes amis aussi malgré qu’on devrait être couché à cette heure-là et j’avais très hâte de parler lundi matin à mes amis à l’école des matchs qu’on a regardés ce samedi soir.

Tout changea le 9 novembre 1997. Tous les fans de lutte se souviennent très bien de cette date. Pour moi, c’était le début de mon très long deuil. Je te laisse élaborer ton expérience personnelle vis-à-vis du Montreal Screwjob qui a eu lieu au Survivor Series au Centre Bell.

The Screwjob a changé la lutte.

WWE Survivor Series 1997

En 1994. Je commençais le CEGEP et je suivais la lutte, mais pas avec le même intérêt que j’avais durant les années 80. Au début des années 90, mon intérêt avait diminué au même moment qu’Hogan a été à la WCW (pré NWO). Alors, j’ai manqué son arrivée à la WCW et c’est un de mes amis du CEGEP qui me l’avait appris.

En 1996 et en 1997, suite à la création de la NWO à la WCW et la DX à la WWE, c’est un peu cette combinaison et ce vent de changement qui m’a redonné un intérêt à la lutte.

NWODX

La fin des années 90 a été intense et magique dans le monde la lutte.

Je suis entièrement d’accord avec toi.

Le Survivor Series du 9 novembre 1997 est une des raisons pourquoi je suis en train de faire ce que je fais actuellement dans le monde de la lutte aujourd’hui.

Bret Hart Shawn Michaels

Le lendemain du Survivor Series, je suis arrivée à l’université avec mon chandail DX.

 Je remarque un collègue de classe avec un chandail de Stone Cold. Entre fans de lutte, quand on se remarque, on se tient ensemble. Et pour faire suite à ce moment que nous avons vu la veille, il fallait en parler. Ce collègue m’a invité à m’asseoir à côté de lui. Dès ce moment, on s’est lié d’amitié et on échangeait sur la lutte et l’on s’est mis à regarder les Pay Per View ensemble par la suite. Ce moment a été le début d’une très grande amitié.

 En 1999, il s’est bâti un site web sur la lutte et j’ai commencé à écrire sur son blogue moi qui a toujours voulu être un journaliste.

 En 2001, il s’est impliqué dans la lutte au Québec. Je suis allé voir un spectacle de lutte et j’ai attrapé la piqûre. La proximité n’est pas la même et l’énergie est palpable.

 Tous les projets de livres et mon implication dans la lutte au Québec ont été possibles grâce à cette rencontre que j’ai fait suite au moment qui a changé l’histoire de la lutte à tout jamais.

Tu as justement écrit un nouveau livre en 2017 que je suis tellement contente qu’on en parle de l’impact des femmes dans le monde de la lutte qui s’intitule Sisterhood of the Squared Circle. The History and Rise of Women’s Wrestling. Qu’est-ce qui t’a amené à écrire ce livre?

J’avais produit 4 almanachs sur la lutte au Québec, basés sur ce que le Pro Wrestling Illustrated faisait avec le temple de la renommée au Québec. C’était dans le concept de faire comme une revue de l’année. Pour la 5e édition, je voulais faire un top 25 des meilleurs lutteurs québécois. Je demandais à plusieurs anciens lutteurs, d’admirateurs et de journalistes de voter afin de déterminer ce classement.

 Je voulais que Michael Ryan, mieux connu sous le nom de Llakor qui est le publiciste de l’IWS m’aide à écrire une biographie des 25 lutteurs. Il m’a suggéré l’idée de raconter des ‘side stories’ sur des lutteurs et des faits qui se sont passés dans l’histoire de la lutte.

 J’ai trouvé qu’il avait une bonne idée et ce premier projet fut né.

J’aurais voulu que Michael collabore à la rédaction de ce livre, mais son travail ne lui a pas permis de continuer le projet. C’est là que Bertrand Hébert est arrivé dans l’équation. Au Québec, il y avait des refus pour trouver un éditeur pour ce livre parce que la lutte était morte depuis trop longtemps selon eux.

 Alors, la maison d’édition ECW Press s’est intéressée ce projet.

 Durant le mois de février 2013, il y a eu le lancement du livre Mad Dogs, Midgets and Screw Jobs. Il y a eu un gros lancement médiatique. Tous les médias du Québec étaient représentés. Par la suite, des éditeurs québécois qui en ont entendu parler du livre souhaitaient travailler avec nous.

Mad Dogs, Midgets and Screw Jobs

On pensait écrire un autre livre durant cette période. La journée qu’on a été au Salon du Livre qui était le 21 novembre 2013 pour le livre Mad Dogs, Midgets and Screwjobs, Mad Dog Vachon est décédé.

Mad Dog Vachon

Il fallait que je quitte mon travail et mon téléphone n’arrêtait pas. Radio-Canada, TVA, RDS appelait afin que je témoigne suite à son décès.

À ce moment, je me disais que Maurice Vachon (Mad Dog Vachon) mérite une bonne biographie. Nous avons proposé l’idée à nos éditeurs et ils ont accepté. Celui qui avait réalisé le documentaire sur Maurice pour la chaîne de télévision TVA, Yves Thériault et moi avons rendu un hommage durant le mois de décembre de cette même année. Ce fut un hommage médiatisé et nous avons profité pour annoncer l’écriture du livre sur Maurice Vachon.

Mad Dog

Bertrand de son côté a eu l’opportunité d’être le ‘ ghostwriter’ de Pat Patterson qui est une légende de la lutte et un Montréalais, pour rédiger son autobiographie.

Moi de mon côté, j’ai réalisé que ça serait le bon moment que je travaille sur le livre Sisterhood.

Tout d’abord, j’ai lancé l’idée à Dan Murphy, on était tous les deux fans de la lutte féminine. J’ai lui ai demandé s’il aimerait se lancer dans cette idée d’écrire une livre sur la lutte féminine.

Il a embarqué sans hésitation. 

Le lancement de ce livre avait lieu durant le mois d’avril 2017.

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En 2017, nous(Bertrand Hébert et moi) avons signé une entente pour rédiger l’autobiographie de André le Géant.

Montréal est l’endroit où André le Géant a commencé sa carrière en Amérique du Nord. Ce livre sera un reflet plus détaillé sur sa carrière.

Andre the Giant 

Toutes ces belles occasions ont eu lieu parce que j’ai assisté au Survivor Series en novembre 1997.

Je considère Philippe Leclair comme mon premier mentor dans cet univers. Il m’a montré l’aspect un peu plus en arrière-scène d’un évènement de lutte. J’ai énormément appris grâce à lui.

 Maintenant, on peut te voir commenter régulièrement à la télévision.

 La chaîne de télévision TVA Sports m’a approché pour que je devienne un des commentateurs francophones pour les émissions de la WWE. Je suis très reconnaissant de vivre cette expérience en tant que commentateur.

Jeune, je voulais être journaliste, mais je réalise que je ne suis pas très loin de vivre mon rêve.

Pour 2018, on s’attend à quoi pour Patric Laprade?

Cette réponse n’est pas vraiment ce à quoi on peut s’attendre de moi en 2018, mais plutôt un ‘statement’ qu’il est important d’encourager le produit local et que je m’assure de continuer à le faire. Je vais continuer de mettre en valeur la lutte indépendante québécoise.

 Cette communauté m’a tellement soutenue et encore aujourd’hui, elle me redonne beaucoup. Durant les évènements de lutte, les promoteurs de luttes indépendantes me permettent de vendre mes livres durant leurs shows.

 Je trouve ça important de continuer à les encourager. J’ai appris beaucoup en touchant à plusieurs rôles dans le monde de la lutte d’arbitre à promoteur. Je leur en suis éternellement reconnaissant.

 Comme projet en 2018, nous allons relancer la fédération féminine de lutte Femmes Fatales.

 Le premier show aura lieu à Ottawa. Plusieurs lutteuses ont participé au May Young Classic de la WWE.

Mae Young

 C’est le bon moment de raviver cette flamme ici au Québec.

Vous pouvez suivre Patric Laprade sur Twitter en cliquant sur le lien et vous pouvez le voir tous les mercredis soirs sur TVA Sports avec notre commentateur haïtien préféré Kevin Raphaël.

Pat Laprade Twitter

Site web de TVA Sports

 

 

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The Eliot Effect

I still remember it like it was yesterday, when I heard the song Bohemian Love for the first time.

The voice I heard sounded a little familiar but with something special and unique to it. I couldn’t put my finger on it. I felt like someone had just cast a spell on me, or should I say, into my soul.

The group I Blame Coco was making its way into my musical library. I had everyone from my mother to my colleagues at the office, listening nonstop to my new obsession, Bohemian Love.

But, I had a feeling that Eliot was still searching for her true self.

She seemed to have realizeed it because she said no more to I blame Coco and she started her quest of finding her voice and her true self.

She found it and I love everything about it.

Amen!

Eliot Sumner makes me think of a mix of Patti Smith, PJ Harvey, and of course, her father.

He was one of the members of the group The Police. Maybe you have heard of his solo songs in the 80’s, 90’s and today.

But Eliot is her own person and she is creating her legacy in her own way.

Her 2016 album Information is beautiful jewelry. You can have a taste of Electro-Pop, something synth-rock-like with a psychedelic twist. For me, this is heaven to my ears.

The first song of the album gave me some serious goosebumps and listening to it was so visceral.

Dead Arms and Dead Legs is a masterpiece in its simplicity.

Dead Arms and Dead Legs music video

The rest of the album is a beautiful ride into this world Eliot created.

I’m crossing my fingers that she

will do a little show in Montreal.

She did make it to Toronto in 2017, but maybe we can hope that she will jam with us in our beautiful city for The Santa Teresa Festival or Osheaga.

I fell in love, musically, with another Sumner.

I guess I won’t be the only one.

Eliot Sumner Website

Eliot Sumner Instagram

Formula E for Life!

I was disappointed that the city of Montreal won’t be the host of the 2018 Formula E Championship.

Yes, I’m a very proud Montrealer and yes, I do understand why the Montrealers are mad for the lack of transparency from the previous mayor of the city.

But this race is the future of the racing world. The scenery was perfect (I do understand the fact it wasn’t really a perfect situation for the people leaving near by), the competition on the track was so intense and let’s face it, it’s time to encourage a more ecological attitude in every aspect of life including in sports.

I still hope there could be a solution. Maybe moving the race in the suburbs like in Tremblant. I think it’s pity that we are letting go this beautiful race.

I will still cover the Formula E with the same passion and enthusiasm attitude as last year.

2018 will be more dramatic on the track field than before. The rivalry between Di Grassi and Buemi will be on full mode in 2018. Sam Bird, Nico Prost, Jean-Eric Vergne are making waves too. This season will be epic.

Another year of having fun with the boys.

Formula E Website

Justin Kingley nous fait découvrir le don avec un grand D.

Cet homme m’inspire tellement. C’est fou!

Dans un des plus sympa café de notre chère métropole qui est le San Gennaro qui est mon  nouveau spot préféré à Montréal, je me suis entretenue avec un être si humain, si gentil et si vrai. La liste pourrait continuer mais je vais m’arrêter à ces quelques qualités que j’ai découverte autour d’un thé et des merveilleux biscuits que Justin m’a offert lors de notre rencontre.

Thé, Snoopy et Le Livre du Don

Justin Kingley est un roi du monde des communications. À mes yeux, il est le roi!

Justin Kingsley Le Livre du Don

Il a écrit plusieurs livres dont ce livre qui est littéralement à mon avis, une bible. Oui, une bible à mes yeux. Le Livre du Don est rempli de rires, de larmes, de moments sans tabou et d’humanisme.

Allons découvrir à travers cette entrevue, cet être créatif, émouvant et authentique (mon mot préféré).

SD : En 2013, vous avez coécrit l’autobiographie de George St-Pierre. 4 ans plus tard, vous avez écrit le livre du don qui est à mon avis un vrai chef d’œuvre (je suis rendue à la moitié et il y a des moments que j’ai dû faire une pause pour soit pleurer ou pour rire un bon goût avant de continuer).

En 4 années, est-ce que l’expérience que vous avez vécue en écrivant le livre avec George St-Pierre vous a inspiré à rédiger un livre sur le don?

JK : J’ai écrit un autre livre entre-temps qui s’appelle Weology. How Everybody Wins When We Comes Before Me. J’ai écrit le premier livre sur George en 2013 et en 2015, c’était Weology et là maintenant c’est Le livre du Don. Tous les livres sont connectés. Il n’y a pas un qui a inspiré l’autre, mais c’est plutôt des œuvres, des travaux et des ouvrages qui sont connectés l’un à l’autre. Parce qu’avec George, le sommaire de l’histoire est l’histoire de la vie d’un champion. C’est un gars qui est parti de rien pour devenir le plus grand athlète de son époque.

C’est pour inspirer les gens et surtout les jeunes sur le chemin qui peut s’ouvrir à eux s’ils font les bons choix et les bons efforts. Ensuite avec Weology. How Everybody Wins When We Comes Before Me, c’est un livre de business, mais avant tout, c’est un livre sur le leadership en affaires. Le but de ce livre est de montrer aux leaders comment devenir de meilleurs leaders qui ne réfléchissent pas juste au profit financier, mais au profit de leurs collègues.

 Weology

Dans tout cela, qu’est-ce que ces livres ont en commun, c’est du ‘’storytelling’’. Toujours très émotif. J’ai écrit ces deux livres avec deux autres personnes. L’un avec George Saint-Pierre et l’autre avec un président d’une institution financière.

Mais là, Le Livre du Don est connecté aux deux, mais d’une façon indirecte. Ce livre veut faire réfléchir les gens du rôle du don dans leur propre vie. Écrire ce livre-là pour moi a été une trajectoire émotive mouvementée. Ç’a été difficile de faire ce travail pour moi, car il y avait beaucoup d’émotions dans le livre. Il y a de la vie, la mort , la tristesse et il y a beaucoup de sourire. Mon objectif est de faire vivre autant d’émotions possibles autour du don et que c’est possible en faisant vivre autant d’émotions que j’espère que mon lecteur va réfléchir ou il y a quelque chose qui va se passer au sein de cette personne qui va le faire réfléchir à la définition du don dans le cas de sa vie.

Pour moi, ça m’est arrivé. Je pensais le don était de donner de l’argent et de faire de la charité. Il y a un lien, mais il est minime. Tu fais ça pour te sentir bien et t’alléger la culpabilité ce qui n’est pas une mauvaise chose, car quelqu’un en bénéficie. Mais ce n’est pas ça donner. Ce n’est pas de donner plus d’argent. La place du don dans ma vie n’est pas juste de donner de l’argent et je vais continuer à faire ça. Mais c’est de donner plus de mon temps. Déjà que j’en donne. Donner plus de joie, plus de patience.

Moi, en lisant les histoires et en les racontant, de ces personnages que j’ai interviewés pour ce livre, leurs histoires m’ont changé. Ç’a amélioré ma vie et c’est pour ça que nous sommes assis ici (à en parler). Les trois œuvres sont connectées surtout il y a une connexion entre le livre de Weology et celui du Don car ils viennent de la même idée.

En 2004, je travaillais comme attaché de presse pour l’ancien premier ministre du Canada, l’honorable Paul Martin. Avant de commencer ma journée de travail, je lisais mes coupures de journaux tous les matins comme je l’ai mentionné dans mon livre.  Durant une matinée, j’ai lu un article sur Warren Buffet qui a fait un don de plusieurs milliards de dollars. C’est là que j’ai commencé à réfléchir sur qu’est-ce que c’est de donner. C’est un don incroyable que cet individu a fait, mais ça ne touche pas ma vie comme individu. Comment sait-on que ce don sera durable pour la planète? On ne le sait pas.

Alors, c’est à ce moment que j’ai commencé à réaliser que la chose la plus importante n’est pas de donner plus d’argent, mais plutôt de transformer les êtres humains ou d’aider le plus de personnes. D’aider de s’entourer d’autant de gens qui veulent donner. J’avais écrit ce livre sur cet ordre d’idée mais il manquait de quoi.

Et voilà, d’où est venu le Livre du Don.

SD : Nous sommes présentement dans un monde un peu narcissique ou de plus en plus de personnes sont centrées sur elles-mêmes, mais il y a beaucoup d’altruisme également. Est-ce que vous pouvez décrire en particulier comment vous percevez ces deux contrastes?

Tu viens de dire un mot important dans ce que tu viens de me dire et c’est le mot Contraste. S’il y a trop d’un, surtout le négatif, nous sommes dans le pétrin.

Comme tu as dit, moi je suis là pour créer le contraste. Je lui là pour m’assurer que ces histoires-là sont (vues et entendues) pour créer ce contraste. Je veux que les gens voient une lumière au bout de ce tunnel. Ce qui est important, c’est qu’on espère que ces gens vont voir leur rôle en dedans de ça. Je cite souvent ce dicton qui est :

‘’ Dis-moi et j’oublierai. Montre-moi et je me souviendrai. Implique-moi et je comprendrai.’’

Si tu impliques les gens et qu’ils comprennent ce qui se passe tout en essayant de raconter des histoires émotives, on donne un rôle au lecteur et on l’implique. Et là, ils comprennent. C’est ça qu’on espère et ça crée du contraste. En espérant qu’ils deviendront éblouis pour qu’il y ait moins de noirceur et plus de clarté dans leur vie.

Justin Kingsley

SD : Ça me touche vraiment quand tu as dit que tu veux donner un rôle au lecteur. On sent comme si on faisait partie d’une mission. Pour toi, est-ce que tu sens que tu es présentement dans une mission? Si oui, laquelle?

Je suis dans une mission que, tous les jours, j’ai des tâches à accomplir pour réussir ma mission et mes missions. Car ma grande mission est une collection de petites missions. Alors, j’essaie de me dédier le plus souvent possible à mes petites tâches qui sont connectées à réaliser la plus grande mission peut-être.

SD : Je trouve que George St-Pierre et vous partagiez cette attitude philosophique. Comment votre collaboration a-t-elle débuté?

JK : Même avant que je le connaisse, j’ai vu qu’il y avait un côté philosophique à George St-Pierre. Je ne l’avais pas encore rencontré que je sentais que je le connaissais déjà. J’avais écouté ses conférences de presse et j’avais regardé ses vidéos. Et je l’ai regardé se battre. J’ai vu les gestes qu’il pose en entrant dans l’octogone. Tu vois que c’est quelqu’un qui a des valeurs et pour qui ces valeurs sont très importantes dans sa vie. Alors quelqu’un qui a ces valeurs, tu sais que c’est quelqu’un qui est intéressé par la philosophie de la vie. Je sentais qu’on allait bien s’entendre.

Et j’ai su que nous étions durant notre enfance des ‘’rejets’’. On a ça en commun. À force de le connaître, j’ai découvert le génie de cet homme-là. George traite la planète comme une quincaillerie du savoir. Il se promène dans cette quincaillerie. Il l’analyse et se pose la question si l’incorporation de cet outil (qu’il a vu dans cette quincaillerie qui est une parabole avec sa vision de la planète) lui est utile dans sa vie. Si nous mettons cette parabole dans la réalité d’aujourd’hui, dans son panier, il gardera les outils qui vont l’aider à atteindre son objectif qui est de devenir un des plus grands maîtres des arts martiaux. C’est une philosophie de la vie que je trouve unique et incroyable à adopter.

SD : Moi aussi, j’étais un enfant rejeté. Je réalise qu’on était tous un peu ancré vers une attitude optimisme malgré le fait d’être mis à part des autres enfants quand on était jeune et peut-être sombré dans des idées plus pessimismes. Pour George, j’ai l’impression qu’il a toujours été une personne optimiste depuis qu’il était jeune. Est-ce qu’il avait déjà cette mentalité philosophique dès son jeune âge?

JK : Il ne savait pas trop, mais il a commencé à s’orienter vers ses instincts dès qu’il était petit. Et ses instincts l’ont bien guidé. C’est pour ça qu’il est un des plus grands athlètes de tous les temps. Lui, il va dire qu’il n’est pas le grand pratiquant des arts martiaux, mais je lui dis peut-être, mais tu es un des plus grands athlètes.

C’est quelque chose de revenir après 4 ans contre un gars beaucoup plus gros et le vaincre d’une manière si convaincante, c’est du jamais vu. C’est un surhumain. J’aimerais ça devenir aussi bon dans ce que je fais comme lui il a fait dans sa propre vie. C’est un objectif pour moi. On s’entend bien parce que l’un comprend l’autre.

Nous avons toute sorte d’affinité humaine entre George et moi. Il est une inspiration pour tout le monde cet homme-là.

George St-Piere

S’il n’est pas une inspiration pour quelqu’un, je crois que la personne a un problème. Je suis triste pour cette personne-là qui ne pourrait pas trouver d’inspiration dans un gars comme lui.

SD : Je trouve que votre amitié est un modèle sur le don du partage dans une amitié.

JK : Tu réalises en donnant de ton savoir, tu ne perds pas, mais tu gagnes quelque chose.

En aidant aux autres à grandir et à croître, c’est un cadeau pour tout le monde. Tout le monde gagne. C’est ça Weology, c’est de donner et que tout le monde en bénéficie. Il y a différentes proportions dans la façon de donner. Mais si tout le monde gagne, personne ne perd. Ça c’est mon côté un peu plus mathématicien qui m’intéresse. Je rentre juste des plus et pas des moins.

Ça, c’est bon!

 SD : Montréal, c’est notre ville. Vous êtes un Montréalais dans l’âme. Ma question peut sembler un peu étrange, qu’est-ce que Montréal t’a apporté ou t’a donné?

L’individualisme, la liberté créative autant que physique et morale. Tu peux être qui tu veux à Montréal. Tu peux presque dire ce que tu veux dire. Je crois beaucoup en les citations d’Aristode et une de ses citations: tu es libre de faire ce que tu veux depuis que tu n’enfreignes pas la liberté des autres.

Montréal est une ville où tu peux faire ça. J’avais besoin d’une ville comme ça qui me permettrait d’explorer mon côté créatif. Pour moi, c’est une des plus grandes villes créatives au monde où nous avons la liberté morale, la liberté d’expression de réfléchir comme on veut et d’être qui on veut. Je suis un gars d’Ottawa.

Mais je suis un Ottavien dans mon âme et un Montréalais dans mon cœur.

J’adore Montréal et je ne veux pas quitter cette ville.

SD : Même quand il y a du trafic?

JK : Oh, ne parle pas du trafic et de la planification urbaine parce que là tu vas voir un autre côté de moi moins positif. Restons sur cette veine de positivisme s’il-te-plaît hahaha.

SD : Une dernière question que j’aime poser à mon interlocuteur. Quel héritage aimeriez-vous laisser à la prochaine génération d’auteur, de communicateur ou un petit enfant qui rêve être comme toi?

 JK : Les anglophones disent le ‘’Self believe’’. La confiance en soi. C’est dur être une vraie personne créative, être une personne d’idée, c’est difficile. Nous vivons dans un monde où on essaie de couper la tête à ceux qui essaient de se dépasser. Alors, la chose la plus importante est d’être capable d’ignorer toutes ces personnes, de les oublier, de juste croire en soi-même et de faire le travail. La leçon la plus importante est de faire le travail. Si tu travailles plus fort que tes critiques, tu vas gagner. Le vrai héritage est une fois que tu sais ce que tu veux faire, il faut que tu travailles vers ça.

L’héritage que je veux laisser est d’aimer vos cicatrices.

Sur le mur du gym de George St-Pierre, il y a une citation qui est affichée et là voici :

” Nos cicatrices nous disent d’où nous venons. Elles n’ont pas besoin de nous dicter où nous allons.”

Moi, je dis d’aimer vos cicatrices. Moi, ça nourrit mon feu. Quand les gens ne croient pas en moi, ça me nourrit mon feu. Alors, Do the Fucking Work.

SD : Pray the Lord

JK : Moi aussi, je devrais faire ça.

Justin Kingsley Humility is dead

Merci Justin de me faire découvrir le rôle du don dans toutes ses formes.

Je vous invite à regarder ce vidéo inspirant. Un petit indice. Ça parle de l’humilité.

Justin Kinglsey: Humility is dead video

Justin Kingsley Twitter

Le Café San Gennaro

We are ready for Emily Haines and The Soft Skeletons!

We’ve waited a long time for this show.

The wait is over!

Emily Haines

Emily Haines will entertain us December 4th, 2017 at The Sainte-Thérèse Avila Church in Sainte-Therese.

I am like a little kid right now. I’m all excited and I can’t wait to hear songs like Fatal Gift, Legend of the Wild Horses, Statuettes, and many more.

Emily Haines and The Soft SkeletonEmily H.

I wrote a nice chronicle about Emily’s new solo album, Choir of the Mind.

Statuette with Emily Haines

This is how you start the holiday season, with an ethereal and kick-ass concert, in a beautiful venue. What a beautiful gift from Miss Haines!

You can be sure I will be there like the huge fan that I am. Afterwards, yours truly, the Chronicle girl will post some beautiful pictures, and maybe, some surprises on The Chronicle.

It will be an honor to share with you this visceral experience, but I think it will be even more special if “you are in Montreal” you can all join us and be taken away by Emily and her Soft Skeleton, just for one night.

 

I can’t wait to discover this world next Monday!

Emily

Join us!

Emily Haines Website

Santa Teresa Facebook Page

Patrick

Je vois combien je t’aime…

Les textes de Patrick Bourgeois m’ont fait tomber en amour avec l’écriture francophone soit dans les chansons ou dans les livres de poésie. J’étais toute petite que je chantais en plus les chansons de Mitsou, les chansons des B.B. suivaient tout de suite après. Je commençais à lire durant cette période et j’étais une amoureuse des mots et des sons.

 

Les BB

Dimanche soir, en regardant mon compte Instagram, mon cœur a arrêté de battre pendant un moment. Je me disais que je dois rêver et que ce rêve est un cauchemar. J’apprends que notre cher Patrick nous a quittés. Un artiste que j’ai tant aimé et que je me disais ça serait super de le rencontrer autour d’un café.

Hélas…

Je me permets d’écrire F** Le Cancer. F*** you!

Patrick était si rayonnant, si fier de son fils, si fier de croquer dans la vie. L’éternelle optimiste.

Il m’a fait croire à mon chevalier imaginaire.

Au primaire, on me disait toujours que j’étais dans la lune. Tellement, qu’un de mes professeurs l’a écrit dans mon bulletin. Sab est une bonne élève, mais elle est toujours dans la lune. La chanson des B.B. qui porte le même nom était mon hymne à moi. Et je disais à cette enseignante, ils ont écrit cette chanson pour moi. Ah, les enfants, mais c’est ça la magie des mots. Patrick était mon magicien des mots et il me faisait rêver.

Michael Hutchence me rendait “bad ass”. Patrick Bourgeois me rendait ”féerique’ et il m’a donné des ailes pour que je continue à m’envoler dans le monde de l’écriture francophone.

Il nous manque à tous et mais nous l’aimerons à jamais.

Ludovick et Patrick

Bon repos Patrick.

http://ludovick.ca

They Will Never Tear Us Apart Michael

”We could live

For a thousand years

But if I hurt you

I’d make wine from your tears

I told you

That we could fly

Because we all have wings

But some of us don’t know why’

Never Tear Us Apart lyrics from the Kick Album 1987

Never Tear Us Apart music video

Michael Hutchence gave me wings. When I saw an INXS videoclip on TV, I wanted so much to be just like him (I know, I was a young girl and he was a man). I wanted to captivate everyone attention like Michael did with mine. I was mystified by him.

M. Hutchence

Michael Hutchence was my ultimate man. I was a big U2, Depeche Mode and New Order but I was a die-hard INXS girl and this is until now.

INXS New Sensation live at Wembley

INXS was part of my youth, my rollercoaster teenage years. But 1997 wasn’t an easy year for me. I was being bullying at school, I still find comfort when I came home or listening to my walkman listening to music and by INXS album on a cassette.

But the music and the dancing seem to have stopped for me on November 22, 1997. My world stop turning one more time when I heard my magical man wasn’t around anymore to make me dance.

Michael

There is no other frontman like Michael and with his brothers, they were unstoppable.

INXS 1988

His magnetism, his sex appeal (oh yeah), his voice and his charisma make him a unique and exceptional singer.

If you are asking what my favourite INXS songs are, it will be hard to answer. They all have a special meaning for me. I may not have been the only person having this dilemma.

INXS Kick

When I watched Michael’s interview, I realize even when I was a child that it is okay to be different and to be wild and free.

Michael Hutchence

He was a free spirit, a wild horse with a sensitive soul. I saw myself in him. I felt less like an outsider.

Michael H

When he is singing those lyrics, Mystify, Mystify me! Eternally wild with the power, to make every moment come alive, that is what I’m talking about. You can feel his soul.

20 years without his gentle soul seem like yesterday everything was less magical without him. He did leave a big hole and we still feel it.

INXS

I wish I could thank him to make me want to dance again wishing he was next to me. He did play a big part of my youth and he is even more present in my adulthood.

I will tell you finally my favourite INXS song that I still play in a piano. Here we go!

INXS Beautiful Girl live

Beautiful girl,

Stay with me…

NTUA

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