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On se souviendra toujours du 6 décembre 1989

Le 6 décembre 1988 était une journée typique pour moi quand j’étais enfant, venant de ma journée à la garderie.

La vie semblait plutôt bonne, amusante et paisible. Mais ce jour était celui de la peur, de l’anxiété et de la profonde tristesse. Ces émotions négatives ont fait une entrée dans ma vie et je pense, beaucoup de Canadiens, de Québécois et surtout de Montréalais.

J’étais à l’âge préscolaire à ce moment-là, mais je me souviens exactement, venant après ce soi-disant «jour typique» pour ma famille et des milliers de familles. Le visage de ma mère a changé quand elle a vu ce qui se passait en regardant les nouvelles. Mon frère était aussi silencieux que ma mère.

 

Pour moi, ce silence était inhabituel. Le silence fut bientôt suivi par mon téléphone qui sonnait à la maison.

Le chemin

Les vagues de chocs ont commencé.

 

Je ne comprenais toujours pas pourquoi je voyais la lumière rouge clignotante des ambulances à la télé ou pourquoi je n’arrêtais pas d’entendre le mot «Polytechnique». J’ai demandé à mon frère ce qui se passait et il m’a calmement expliqué que nous ne le savions pas encore, mais il y avait eu une fusillade.

Une fusillade?

C’était ma réaction.

J’avais si peur. Nous avions tous tellement peur. Les minutes ont passé et petit à petit, nous avons appris les noms des victimes. J’ai réalisé très tôt, ce sont les noms des femmes. J’ai entendu “Maryse”, “Barbara” …

Je pensais “OMG, je ne comprends pas ce qui se passe”. Notre monde a changé. Je suis allé me ​​coucher, ramper avec ma mère pour dormir. Je ne voulais pas perdre ma maman! Elle était (et est toujours) la femme la plus importante de ma vie. Je pensais que peut-être une jeune fille, comme moi, n’était pas capable de ramper dans les bras de sa mère cette nuit-là.

Avec le 7 décembre 1989, nous avons réalisé que ce n’était pas un mauvais rêve. C’était une réalité qui ne pourrait jamais être effacée de nos esprits et de nos âmes.

À ce moment-là, nous en savions plus sur ce qui s’était passé. Je me souviens que mon frère me disait que la vie ne serait pas facile pour moi en tant que fille ou, plus tard, en tant que femme, mais je devais continuer à me battre pour mon rôle dans la société et être invincible.

Mais pendant qu’il me disait ces mots de sagesse, comme il le faisait toujours, ses yeux avaient peur. Je n’ai jamais vu mon grand frère, mon héros, aussi effrayé. Il était si triste. Il ne pouvait pas comprendre ce qui s’était passé. C’était un garçon intelligent de 11 ans qui a été élevé pour être respectueux envers les femmes et pour les admirer pour leurs accomplissements. Il m’a toujours fait sentir que je pouvais être ce que je voulais, même si cela exigeait de marcher dans le monde d’un homme.

Mais le 7 décembre 1989, il semblait perdu et effrayé.

 

J’ai grandi étant être une fille qui à un côté princesse à petite dose (Barbie, My Little Pony, chantant des chansons de Nathalie Simard et regardant sa série religieusement) avec une grosse dose de garçon manqué (matchs de catch avec mon frère, de façon ‘’hardcore’’, jouant au football et au hockey, peur de se salir avec ma belle robe).

 

Quand j’ai appris ce qui était arrivé à ces quatorze femmes, dont douze étudiaient l’ingénierie, à mes yeux, elles représentaient ce que je rêvais devenir ou te conquérir. Elles ont brisé les barrières en entrant dans un monde dominé par les hommes.  À l’époque, les paroles de sagesse de mon frère la veille semblaient irréalistes.

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Le 6 décembre 1990, je me suis fait une promesse.

Ma promesse était de ne jamais oublier ce qui s’était passé en 1989 et de croire vraiment qu’une société pacifique serait quelque chose qui serait réalisable un jour.

La violence n’est pas la réponse.

Ces femmes, comme beaucoup d’autres avant et après cette tragédie, ont perdu la vie de la façon la plus horrible simplement parce qu’elles étaient des femmes. Ceci est un appel de réveil.

Trop c’est trop.

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December 6th 1989 is always on our mind

December 6th, 1988 was a typical day for me as a child, coming from my day at the daycare. Life seemed pretty good, fun, and peaceful.

But, this day was one of fear, anxiety, and deep sadness.

These negative emotions made an entrance in my life and I think, many Canadians, Quebecers and, especially Montrealers.

I was in preschool at that time, but I do remember exactly, coming home after this so-called “typical day” for my family and thousand of families. The face of my mom changed when she saw what was happening while watching the news. My brother was as quiet as my mom. For me, this silence was unusual.

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The silence was soon followed by my phone ringing at home. The waves of shocks started.

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I still didn’t understand why I was seeing the flashing red light of ambulances on tv or why I kept hearing the word “Polytechnique”. I asked my brother what washappening and he calmly explained to me that we didn’t know yet, but there had been a shooting.

A shooting?

That was my reaction. I was so scared. We were all so scared. The minutes passed and little by little, we learned the names of the victims. I realized early on, these were womens’ names. I heard “Maryse”, “Barbara”…. I was thinking “OMG, I don’t understand what is going on”.

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Our world changed. I went to bed, crawling in with my mother to sleep. I didn’t want to lose my Mommy! She was (and still is) the most important woman in my life. I was thinking maybe a young girl,like me, wasn’t able to crawl into her mother’s arms that night.

With December 7th, 1989 came the realization that this wasn’t a bad dream. It was a reality that could never be wiped from our minds and souls. By then, we knew more about what happened. I seem to remember my brother telling me that life wouldn’t be easy for me as a girl or, later on, as a woman, but I had to keep fighting for my role in society and be invincible.

But while he told me those words of wisdom, like he always did, his eyes were scared. I never saw my big brother, my hero, that scared. He was so sad. He couldn’t understand what had happened. He was a smart 11-year old that was brought up to be respectful to women and to admire them for their accomplishments. He always made me feel I could be whatever I wanted, even if it required stepping inside a man’s world. But on December 7th, 1989 he seemed lost and scared.

I was a mix of a girly girl (Barbie, My Little Pony, singing Nathalie Simard songs and watching her tv show religiously) with a big dose of tomboy (wrestling matches with my brother, the hardcore way, playing soccer and hockey, and not being afraid of getting dirty with my beautiful dress on). Impossible means nothing was my moto.

When I learned what had happened to those fourteen women, twelve of which were studying engineering, breaking barriers by entering a male-dominated world. At the time, the words of wisdom from my brother the night before seemed unrealistic.

On December 6th, 1990, I made a promise to myself. My promise was to never forget what happened in 1989 and to truly believe a peaceful society was something that would be achievable one day. Violence is not the answer.

Those women, like many others before and after that tragedy, lost their lives in the most horrific way just because they were women.

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This is a wake up call. Enough is enough.

 

Patrick

Je vois combien je t’aime…

Les textes de Patrick Bourgeois m’ont fait tomber en amour avec l’écriture francophone soit dans les chansons ou dans les livres de poésie. J’étais toute petite que je chantais en plus les chansons de Mitsou, les chansons des B.B. suivaient tout de suite après. Je commençais à lire durant cette période et j’étais une amoureuse des mots et des sons.

 

Les BB

Dimanche soir, en regardant mon compte Instagram, mon cœur a arrêté de battre pendant un moment. Je me disais que je dois rêver et que ce rêve est un cauchemar. J’apprends que notre cher Patrick nous a quittés. Un artiste que j’ai tant aimé et que je me disais ça serait super de le rencontrer autour d’un café.

Hélas…

Je me permets d’écrire F** Le Cancer. F*** you!

Patrick était si rayonnant, si fier de son fils, si fier de croquer dans la vie. L’éternelle optimiste.

Il m’a fait croire à mon chevalier imaginaire.

Au primaire, on me disait toujours que j’étais dans la lune. Tellement, qu’un de mes professeurs l’a écrit dans mon bulletin. Sab est une bonne élève, mais elle est toujours dans la lune. La chanson des B.B. qui porte le même nom était mon hymne à moi. Et je disais à cette enseignante, ils ont écrit cette chanson pour moi. Ah, les enfants, mais c’est ça la magie des mots. Patrick était mon magicien des mots et il me faisait rêver.

Michael Hutchence me rendait “bad ass”. Patrick Bourgeois me rendait ”féerique’ et il m’a donné des ailes pour que je continue à m’envoler dans le monde de l’écriture francophone.

Il nous manque à tous et mais nous l’aimerons à jamais.

Ludovick et Patrick

Bon repos Patrick.

http://ludovick.ca

Tomber en humour avec Isabelle Ménard Chronicle Style

Isabelle Ménard est incroyable, dynamique, drôle et authentique. L’auteure du livre Tomber en humour (qui est en passant dans tous les libraires) partage avec nous quelques petits secrets et je peux vous assurer que vous tomberez sous son charme.

Isabelle Ménard

Par où commencer dans mes questions. Ah oui, voici la première question:

À quel moment de ta vie es-tu tombée en amour avec le fait de devenir une humoriste ? Est-ce que c’est un sketch que tu as vu, un film en particulier ou de voir un comédien à l’œuvre de cet art ?

J’ai toujours aimé l’humour. Je suis une grande fan de Rock et Belles Oreilles, je connaissais pratiquement tous leurs sketchs par coeur!

RBO

Puis ensuite au secondaire, j’étais toujours la première à monter sur la scène pour animer les galas, parades de mode et autres activités parascolaires, mais j’ignorais que ma passion, pouvait être un métier. Après un cours passage dans le monde des agences en publicité après mes études en graphisme et en communications, j’ai décidé de tenter ma chance à l’École Nationale de l’humour. J’ai été admise dès ma première tentative.

Qu’est-ce qui t’a motivé à écrire ce livre en collaboration avec d’autres humoristes ?

Je n’ai jamais eu la prétention de croire que ma vision de l’humour était la seule valable, mais j’avais envie d’aborder le sujet en profondeur. Il était donc naturel pour moi, de demander à mes collègues de me partager leur propre vision de l’industrie, pour qu’on puisse ainsi, tenter le plus justement possible de dresser un portrait de ce qu’est l’humour en 2017.

Je me rappelle plus jeune d’admirer Dominique Michel lors des Bye Bye et par la suite, Lise Dion. Maintenant, il y a une nouvelle génération d’humoriste dont tu en fais partie qui continue à faire briller ce flambeau.

Quel héritage aimerais-tu laisser à la relève qui voudrait conquérir et percer dans le monde de l’humour ?

Être soi-même. Je sais que cela peut sembler cliché, mais l’humour d’aujourd’hui requiert de l’authenticité, particulièrement depuis l’avènement des réseaux sociaux, puisque personne ne peut être un personnage 24h sur 24!

Il y a déjà un Louis-José Houde ou un Yvon Deschamps, c’est donc plus qu’important de trouver sa propre identité comique.

Présentement, tu animes avec Anaïs Favron l’émission Avec ou Sans Cash sur la chaîne Évasion. Tu as une passion pour les voyages. À travers cette émission, est-ce qu’animer cette émission t’a fait découvrir un autre monde totalement différent de l’humour ?

Étonnamment, non!

L’humour, c’est voir notre monde a travers un filtre « comique ». Voyager, c’est découvrir le monde a travers notre propre filtre et tout cela peut être très drôle aussi! Parce que tout n’est qu’une question de point de vue et la moindre petite chose différente peut me faire sourire. Les toilettes chauffantes dans les centres d’achat à Taipei, la pieuvre vivante que la serveuse à mise dans ma soupe à Séoul, les nouilles au déjeuner à Macao…

Bref, il y a beaucoup de potentiel comique lorsque l’on sort de notre zone de confort!

Anaïs Favron et Isabelle Ménard

J’aime poser cette question à mes interlocuteurs. Qu’est-ce que tu adores de notre chère métropole ?

Montréal a une belle « vibe ». Je le répète souvent, elle fait partie de ces villes qui ont une âme et c’est quelque chose de très précieux. Si on fait l’analogie avec un humain, une personne peut être cool ou pas, peu importe son style ou les endroits qu’elle fréquente,. Montréal, elle, est définitivement « cool ».

Dernière petite question. Si tu pouvais citer ton Top 5 de tes plus grands comédiens et comédiennes de tous les temps, qui figureraient sur ta liste ?

Difficile pour moi de répondre… Je me rends compte que j’aime les oeuvres, bien joué et bien raconté, plus que les acteurs qui les interprètent! Bref, je vais d’abord aller voir un film ou écouter une série, parce que l’histoire m’intéresse pas parce que mon acteur préféré est dans le film.

On ne peut pas résister de tomber en humour avec notre chère Isabelle.

Tomber en humour

Merci Isabelle pour cette belle entrevue et vous pouvez suivre Isabelle sur Twitter ou sur Facebook.

Isabelle Menard Twitter

Isabelle Menard Facebook

Thursday interview with Gregg Farineau from The Sharpshooter Funding!

I’m happy to share an interview with one of the members of the Sharpshooter Funding (SSF) family with you. He is truly one of sweetest people I talk to, and we both love the language of Molière! It’s fun to share this interest in the beautiful French language with someone.

His name is Gregg Farineau and he is the Director of Sales at Sharpshooter Funding.

It’s showtime!

SSF transparent log

What do you like most about Montreal?

Well, I have been to Montreal only once, about 10 years ago. I am from France and old Montreal reminded me of back home quite a bit. I also thought the night life was unreal! We went out to Club Opera as well as the W Hotel, and a few other spots I really enjoyed. The city definitely has a lot to offer.

Montreal at night

 Now you have joined the dream team, I’m talking about The Sharpshooter Funding team. How did it happen?

Well, I have known Dallas for over 20 years and I knew about Sharpshooter right away when it started so I asked him if there was ever an opportunity for me to jump on board to let me know. The opportunity came around January of 2017 when Paul asked Dallas if he knew anyone who speaks French, as there was a lot of potential business coming out of Quebec so I joined the team without hesitation.

Do you have plans to expand your services to small companies in Quebec?

We are offering our services to all businesses in Quebec, we just require that you have been in business for at least six (6) months, so that we can show you what we can offer you in terms of working capital options.

Curtesy of Evo Montreal

Since I love talking about sports and music, can you tell us which NFL team you are rooting for to win the Super Bowl (The Steelers, I hope)?

I would have to say the Baltimore Ravens, I was always a Ray Lewis fan and since we have a few players (past and present) from the team helping represent us they are my pick for the Super Bowl.

The Ravens have beaten The Steelers this weekend, I’m a little sad… Oh well, I wonder if they may face each other during the Playoffs. It’s really cool to see that some players (past and present) from the Ravens are supporting the Dream Team. My next question is about music. Let’s see what he says….

ravens-steelers-rivalry

You seem to be a big music fan, what is the best memory you have from a concert?

There have been so many great moments at music festivals and concerts that I have been fortunate enough to attend; it would be hard to narrow it down to one. I would have to say Empire of the Sun at Ultra Music Festival in Miami (2014) or the M83 in concert in Calgary last year were the two that come to mind right away.

My last question is what makes the SSF team The Dream Team?

Well, I think we work well together as we have all the pieces to make this a successful company. We have Bret as our spokesman as the majority of Canadians know who he is, myself and Dallas are motivated, hard workers and Paul is the whole brains of this operation who has an unrelenting work ethic. All these things combined make this a success and hopefully we can keep growing and keep helping as many businesses across Canada for years to come.

Thank you Gregg for this nice and cool interview!

Hitman

Last night, Dallas Hart and Gregg were at a fundraiser for The Sait Chinook Lodge Foundation. This foundation  is promoting education for the Indigenous community.

You can actually exclusively some pictures of this special event. I would like to thank the SSF ”Sharpshooter Funding” team to share with us those pictures.

I’m very proud that the Sharpshooter team is getting involve with some amazing Canadian charities.

It’s a pleasure interviewing the members of The Dream Team. More interviews will come on The Chronicle about their ventures and we will add in it some Pop Culture references, sharing some music knowledge and others interesting subjects to talk about.

Let’s the beat goes on!

Sharpshooter Funding Dallas Hart and Gregg Farineau

By the way, pink is a really cool colour.

https://www.sharpshooterfunding.com/